Refus de l'irradiation ou ionisation des aliments

Environnemental

Agroalimentaire

Créateur de l'engagement : Valerie Fabre

L'engagement en quelques mots :

Les conséquences sur les êtres vivants de l'ionisation des aliments (destinée à détruire les bactéries et prolonger la durée de vie des aliments) est inconnue mais semble néfaste. Les obligations légales de communication par les entreprises sont très légères et rarement contrôlées. Les entreprises doivent s'engager à ne pas utiliser ce process.

L'objectif de cet engagement :

Supprimer un process dont on ne sait pas s'il est dangereux pour l'humain mais dont les premières études laissent émerger une suspicion. Ou communiquer sur ce process pour que les clients consomment en connaissance de cause.

Cette proposition d'engagement a un lien avec un fait d'actualité :

Reportage sur France 5 "Aliments irradiés, mauvaises ondes dans nos assiettes ?"

Définition, application et évaluation de la proposition d'engagement

Définition et impact de l'engagement :

Non utilisation du process d'ionisation. Certains produits peuvent légalement être ionisés (tomates, fraises, ...) mais à des doses d'exposition radioactives précises. Certaines entreprises pourront dire qu'elles font les choses selon la loi et que cela n'est pas dangereux. Or, les laboratoires ne peuvent pas déterminer a posteriori à quel taux de radiation les aliments ont été exposés ni pendant combien de temps. L'engagement le plus simple est sans doute de ne pas utiliser le process du tout.

Cet engagement en pratique :

Il suffit de ne pas utiliser ce process.

Evaluation de la mise en pratique de l'engagement :

Les entreprises ayant recours à l'ionisation sous-traitent cette opération chez des spécialistes. Une entreprise qui n'utilise pas ce process doit pouvoir facilement justifier que sa marchandise ne transite pas chez un tel prestataire (lors de l'évaluation). La DGRCCF est censée contrôler ce thème mais le manque de moyens fait que ce n'est que très rarement le cas.

De quoi aussi alimenter le débat

Documentation :

Le reportage sur France 5 : Aliments irradiés, mauvaises ondes dans nos assiettes? 

Pourquoi nous proposer cet engagement :

L'industrialisation du secteur agroalimentaire pousse ses acteurs à modifier intrinsèquemement nos aliments (ogm, irradiation nucléaires, produits chimiques, ...). Nous n'avons pas à accepter de nous nourrir de produits dont nous ne connaissons pas les transformations et leurs conséquences.

Un dernier message de l'auteur de cette proposition :

Informons-nous sur notre alimentation quotidienne.

Informations complémentaires de Et si on s’engageait

Ce que dit le site de l'Union Européenne de l'affichage de la ionisation sur les emballages

  • Débat en cours
  • Clos, synthèse en cours
  • Synthèse disponible
  • Engagement final disponible
  • Engagement validé
  • 5 Participants
  • 10 Participations

Valérie, cette proposition d'Engagement montre, comme pour la nanoparticule le E171(le débat), une première nécessité, celle d'informer les consommateurs quand ce type de technologie est utilisée. Qu'il puisse au moins consommer un tel produit en toute connaissance de cause.

Merci à Valérie pour sa proposition d'Engagement. Vous pouvez en savoir plus sur sa proposition de définition dans l'onglet "Plus d'informations"

Guillaume, Valérie, je voulais vous apporter cet élément d'information issu du site de la légistation européenne : Site de l'Union Européenne

Il indique la mention obligatoire «traité par rayonnements ionisants» ou «traité par ionisation» sur les emballages.

Est-ce respecté? 

Guillaume, je crains que les industriels choisissent d'utiliser la radiation pour détruire les bactéries non pas pour protéger les consommateurs d'éventuelles épidémies, mais pour rallonger la durée de vie des produits et par la même leur profit.

Nos vies, comme les aliments, sont régis par des lois universelles. On ne peut pas jouer éternellement aux apprentis sorciers pour permettre le profit de certains en taisant le risque sanitaire que comportent ces modifications cellulaires...

D'ailleurs, n'avez-vous pas remarqué comme les fraises ionisées se mettent à pourrir d'un coup quelques demi-journées après leur achat ? L'apparence flatteuse est prolongée de quelques jours. N'y aurait-il pas, sommes toutes, tromperie du consommateur ?

Ah c'est donc ça pour mes fraises! Je conseille d'ailleurs les sachets de conservation pour fruits et légumes, des sacs plastiques piqués de nombreux petits trous qui permettent "naturellement" de conserver plus longtemps ces aliments. Et ces sachets zip semblent réutilisables très longtemps! Mon conseil pratique du jour!

La question du nucléaire est évidemment délicate, notamment dans le cadre de l'alimentation...

Pour autant, les industriels et les scientifiques font leur choix à partir du ratio risques-bénéfices. Si l'on supprime l'ionisation, quel procédé serait alors utilisé pour détruire les bactéries ? C'est aussi, je crois, un enjeu.

Guillaume, Comme pour le débat sur l'Engagement sur le E171 (nano particule) il me semble que se pose aussi la question de l'information du consommateur. Donnons lui aussi et peut-être en premier lieu un niveau d'information suffisant sur les technologies utilisées.

"Il suffit de ne pas utiliser ce process." nous écrit Valérie.  Qu'en pensez-vous? 

 

Pourquoi choisir entre "bactéries" et radiations ? Ce que vous dites, Guillaume, repose sur un principe porté par la grande distribution; fruits et légumes ont un gros défaut, ils évoluent dans le temps. Prétextons un motif de santé (les bactéries) et avec les radiations (ça ou autre chose, peu importe), les fruits peuvent rester plus longtemps en rayon. Et certainement pas pour l'intérêt du consommateur. Changeons de paradigme: quand j'achète des fruits chez un maraicher et que je les mange dans les 2 jours, je n'ai pas de problème de conservation... et je retourne voir mon marchand parce que ses fruits ont du goût. La ionisation est un bon exemple de l'agriculture productiviste, pour laquelle la santé pas bien après le profit à court terme. Merci Valérie pour lancer le sujet qui, dans quelques années, sera un vrai problème de santé publique.

La forte sous-traitance pour la ionisation ou la radiation d'aliments d'après Valérie dans sa présentation de l'Engagement laisse penser qu'il peut être assez facile de vérifier la tenue de cet Engagement.

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